ROUVRIR UN PASSAGE AUX SANGLIERS

ÉPISODE 1 ( 19 Décembre 1994)

Contraints d'utiliser une autre voie que celle employée depuis toujours, les sangliers sont devenus de véritables ennemis publics à Béard.  La RN 81, point noir de la Circulation routière.

Un poids lourd et une voiture complètement détruits, sur la RN 81, à " l'étang d'Appilly ",commune de Béard, mercredi dernier.Une collision violente, qui n'a certes pas fait de blessés graves, mais qui donne cependant l'alerte. Cet endroit est connu - du moins, des automobilistes qui en ont fait l'expérience - pour ses passages extrêmement dangereux de sangliers.A 30m de l'accident, Emile Barillot, domicilié proximité, pointe le doigt sur un passage:- un ancien moulin, fermé depuis le début du siècle, qui conserve un tunnel large d'un mètre, sous la nationale. Les sangliers avaient l'instinct d'y passer. Emile, qui est aussi chasseur, y relevait des empreintes de sabots, à l'aube et le soir. Seulement voilà, depuis deux ans, le passage est obstrué par une énorme pierre.

A l'origine, un glissement de terrain. Les sangliers, du moins ceux qui empruntaient le passage, sont désormais obligés de traverser la voie. Qui prendra l'initiative des travaux - somme toute dérisoire de dégagement ? Sachant que le propriétaire vit à Nice, il reste la commune, la DDE ou, encore, la Fédération de chasse...
" Ce n'est pas grand chose, insiste Emile Barillot, mais si, au moins, on pouvait empêcher une dizaine de sangliers par an de traverser la route, on éviterait sans doute de nouveaux accidents. " Une signalisation, plus visible, permettrait aussi, à cet endroit, de réduire la vitesse des voitures.

Légende la Photo :
Emile BARILLOT montre le passage à sangliers.De l'autre côté de la nationale, la sortie est bloquée

 

ÉPISODE 2 Suite et fin ( 31 Janvier 1995)

Aussitôt dit aussitôt fait. En décembre dernier, Emile Barillot, domicilié à proximité de la Nationale 81, à Béard, soulevait le danger représenté par un passage à gibier obstrué accidentellement par un début de glissement de terrain. La subdivision decizoise de la Direction Départementale de l'Equipement, a, sans tarder, pris l'initiative de remplacer les parties qui menaçaient de s'effondrer, par une pièce en béton armé. Partie intégrante d'un ancien moulin, hors d'usage depuis le début du siècle, le passage était emprunté d'instinct par les sangliers.

Un moyen sûr de poursuivre son chemin en passant sous une route au trafic intense. Le vou a été plus qu'entendu. Une mesure de sécurité qui ne doit cependant pas faire oublier aux automobilistes que tout au long de cette partie de la nationale, le gibier continue à traverser inopinément. Prudence donc, toujours et encore.

 

Quel beau conte de Noêl ! et merci à cette personne d'avoir alerté l'opinion publique.

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Mise à jour le 11-06-2015.