Le montant des dégâts dans la Nièvre
(D'après un article du journal du Centre du 03 juin 1998)

A l'occasion de la dernière assemblée générale de la Fédération départementale des chasseurs de la Nièvre, il a été bien entendu question de la note salée des dégâts de gibiers commis aux cultures et aux plantations. Dans son intervention, le président Bernard Pignot a donné les grandes lignes de la saison passée. Ainsi, pour 1997, 780dossiers ont fait l'objet d'une instruction complète, soit une baisse d'environ 2,86 % par rapport à 1996 où 803 dossiers avaient été traités. Le montant des dégâts se chiffre à un peu plus de trois millions de francs. Un montant équivalent à celui de 1996. sangliergagnant.jpg (5946 octets)
Par cultures, la répartition s'établit de la manière suivante: les maïs représentent 25,42 % des indemnités accordées, contre 33,62 % l'an dernier. Les oléagineux représentent 16,31 %, les céréales 35,01 %, les plantes sarclées et divers 0,60 %, les prairies 21,22 %, les vignes 0,33 % et les dégâts sur pépinières 1,11 %.
Par espèce, la répartition laisse peu de surprise au grand gagnant. Il s'agit en effet du sanglier, responsable à 68,48 % du montant versé. La part du cerf représente 22,66 % de la totalité, et le chevreuil enfin est responsable à 8,86 % des dégâts. Une part en augmentation, puisqu'elle était de 3,97 % en 1996.
    Pour mémoire, en 1996, les pourcentages étaient de 73,57 % pour le sanglier et de 22,46 % pour le cerf. Sur le sujet des dégâts, le Président Pignot a prévenu : " 2.500 sangliers ont été prélevés en 1997. Le sanglier est le "grand gagnant" des dommages causés. Nous souhaitons du sanglier, mais point trop n'en faut. Il est en effet impossible en Nivernais de protéger efficacement les récoltes. Cultures, prairies et forêts sont trop imbriquées.
    Il faut aussi conserver notre mode de chasse au chien courant qui fait la réputation de notre département. Quant au montant des dégâts, il nous faudra absolument ramener cette facture au chiffre maximum de deux millions de francs. Pour y parvenir, nous devrons diminuer les populations dans certains massifs.
    Les chasseurs doivent également se mobiliser et participer à la pose des mesures de protection ".

 

( Après dix-huit ans de présidence de la Fédération, Monsieur Bernard Pignot, "frappé" par la limite d'âge, a tiré sa révérence le 12 mai 2000)
(D'après un article du journal du Centre du 03 juin 1998)  

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