LES SANGLIERS SONT DE TROP

Les sangliers sont de trop....

 Le sous-préfet de Cosne-sur-Loire, Philippe G., est sorti de ses terres en début de semaine, en rencontrant dans le Cher les différentes instances concernées par un sujet récurrent i la présence des sangliers dans la réserve du Val de Loire et leur débordement sur les terres et les cultures avoisinantes.

Représentants de la Fédération départementale des chasseurs du Cher, de l'Office nationale de la chasse, de la direction départementale d'agriculture de la Nièvre, des louvetiers du Cher et de la réserve naturelle se sont réunis à la Ferme des Barreaux à Herry pour débattre des problèmes liés à l'augmentation de la population du sanglier.

Difficile en l'occurrence de faire s'accorder les intérêts des chasseurs, ceux des agriculteurs et ceux de la réserve naturelle : des mesures préfectorales sont pourtant en voie d'y parvenir avec l'organisation de battues administratives destinées à réduire le nombre de têtes, mesure déjà appliquée par le passé mais qui sera cette année effectuée de façon préventive pour réguler une population qui ne possède d'autres prédateurs que l'homme...

De la récolta du maïs en no vembre, à la fermeture de la chasse fin février, d'importantes concentrations de sangliers se réfugient dans les zones non chassées. Nicolas P., directeur de la réserve naturelle, s'est déclaré bien conscient que les sangliers trouvaient dans la réserve un refuge idéal, bien que la vocation première de la zone protégée concerne surtout les 190 espèces d'oiseaux qui s'y abritent régulièrement. A la fermeture de la chasse, à la belle saison, les sangliers retrouvent leur territoire naturel, qui peut atteindre vingt mille hectares.

"Il n'existe pas de solution idéale toute prête", a nuancé le sous-préfet, voulant expliquer qu'il fallait adapter les opérations préventives en fonction des besoins réels, après observation, et tenir compte des différences entre la Nièvre et le Cher où les "cochons blancs", ces sangliers dégénérés attirés par les cultures de maïs, sont plus nombreux. "L'efficacité de cette nouvelle procédure de battue préventive sera évaluée à la fin de la saison ". Eugène de Saporta, lieutenant louvetier a fait observer que les mesures préventives passaient également par le clôturage : les agriculteurs du secteur de Herry qui avaient pris la peine d'installer des clôtures électriques dans leurs champs n'avaient pas subi de dégâts dans leurs cultures. Le représentant de la Fédération de Chasse a d'ailleurs rappelle que ces clôtures étaient gratuitement mises à disposition par la fédération, tout comme la fédération remboursait les dégâts occasionnées par les bêtes : pour l'année 2000, une facture d'environ 120 000 F pour la douzaine de communes concernées dans la Nièvre entre La Charité et Cosne, dont la moitié sur le territoire de la réserve, contre 160.000F côté Cher, chiffre en augmentation régulière.

Une reconnaissance effectuée le matin même, côté Nièvre, par les services de l'ONC et de la réserve naturelle avaient permis de conclure à une présence indiscutable mais en quantité raisonnable des sangliers en partie sur les îles, et principalement sur les rives. Une battue est néanmoins prévue le 13 décembre.

 

EXTRAIT  de L'ECHO CHARITOIS - Jeudi 6 décembre 2001

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© Site du sanglier de A à Z - JFO Décembre 97.
Dernière révision : 11-06-2015.