Le chaudron de la laie

Un tas de branches, de ramilles de sapin, de fougères, d'herbes et autres matériaux ....
Peut-être avez vu lors de vos promenades, recherches de champignons, ces monticules?
Avez songé qu'il pouvait s'agir d'un ancien nid de .... sangliers !
Et cette histoire d'un jardinier qui avait découvert au fond de son jardin un amoncellement de branches. S'approchant, accusant déjà le voisin d'avoir jeté ses ordures, fut surpris d'y voir une laie surgissant du curieux tas !.... c'était son nid. Précautions et rappelez-vous !

N'approchez pas un chaudron occupé - risques de se faire charger mais aussi de faire échouer la portée. (JFO )

 

Ce comportement est inné et fait certainement partie du capital génétique de l'espèce.
La mise bas est donc précédée d'une phase d'hyperactivité correspondant au choix de l'emplacement et à l'édification de chaudron. (G.Valet)

 

Un chaudron déserté depuis peu! Le chaudron, dénomination courante du nid de mise bas, fait simplement allusion à la notion de chaleur et de bien être.

Sa construction, qui sera plus ou moins élaborée en fonction des capacités de la laie, se fera en deux temps.

La laie est peut être là....dessous. Dans un premier temps, après avoir choisi avec soin le lieu adéquat, la femelle creuse une légère dépression dans le sol comme pour y établir une bauge.
Par la suite, la laie va rechercher des matériaux divers et variés (feuillages, herbes sèches, fougères, petites branches, etc.) qu'elle va transporter et arranger au-dessus de cette dépression. Certaines "constructions" peuvent prendre des dimensions importantes.
Un chaudron vide Cette deuxième phase serait plus conditionnée par les conditions extérieures liées à l'environnement immédiat (température, protection offerte par le couvert naturel, etc.).

 

 

 

Un chaudron plein Ce chaudron est très confortable et mettra la portée à l'abri des intempéries. Ceci est d'autant plus important que le petit marcassin, à sa naissance, bien que parfaitement complet sur le plan morphologique, n'est pas tout à fait terminé au plan physiologique. (G.Valet)
 des  petits Il ne peut de lui-même réguler sa température interne et il est donc indispensable qu'il soit tenu bien au chaud.

(G.Valet)

 

Je voudrais personnellement remercier Aglaê pour les photos et pour son accord de publication - A nous, visiteurs de ne pas les copier et de respecter ainsi les droits d'auteurs. JFO
Références :  Le sanglier de K.SNETHLAGE - Toison d'Or - 1954
DU SANGLIER A LA BÊTE NOIRE
ou
L'HISTOIRE D'UNE PASSION de  Gilbert Valet
revue Sanglier passion, Article de Gilbert Valet
La bête noire, Gilbert Valet Bruno Cargnelutti 1994

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Mise à jour le 01-06-2015.